La documentation doit traiter des limitations fonctionnelles liées au handicap du candidat, car elles s’appliquent directement à l’activité de vie liée à un test standardisé. Pour faciliter cela, la plupart des agences de test, y compris l’ETS, disposent de directives concernant la récentité suggérée de la documentation sur le handicap. En général, pour toutes les catégories de handicap, les informations concernant l’historique de handicap de longue date du candidat sont très importantes, et la documentation doit vérifier l’impact fonctionnel du handicap en lien avec la situation actuelle du test. Pour les troubles d’apprentissage (LD), le TDAH ou les troubles du spectre autistique (TSA), une évaluation diagnostique réalisée dans les 5 dernières années et/ou lorsque le candidat avait au moins 16 ans peut être utile. Pour les handicaps psychiatriques, les traumatismes crâniens (TCC) et autres handicaps plus changeables ou modifiables par médication ou traitement, la documentation (c’est-à-dire une lettre/rapport) datée dans l’an suivant la date de la demande d’aménagement fournit généralement une bonne compréhension de l’impact fonctionnel des limitations fonctionnelles liées au handicap du candidat dans la situation actuelle des tests. Pour un traumatisme crânien, une lésion cérébrale acquise ou une chirurgie cérébrale survenue il y a plus d’un an, une documentation de 1 à 3 ans après l’événement peut être utile. Si le handicap est un trouble permanent de la santé ou sensoriel (par exemple, paralysie cérébrale, cécité, etc.), une justification fournie par un professionnel qualifié permet généralement de comprendre suffisamment les limites fonctionnelles du candidat en lien avec la situation actuelle du test.
L’ETS s’inquiète de l’augmentation du coût des évaluations neuropsychologiques et psychoéducatives que de nombreux candidats en situation de handicap pourraient devoir supporter. Pour les candidats ayant un trouble lucid et/ou un double diagnostic de trouble de la vie et du TDAH, une réévaluation complète n’est plus nécessaire. Au contraire, une mise à jour de la documentation peut suffire lorsque le candidat :
- a un historique de longue date de LD ou de TDAH/TDAH (et de préférence cela a été documenté) ; et
- a reçu des aménagements via le bureau du handicap/accessibilité du campus ou via le bureau RH de son employeur. [Veuillez noter que si un candidat a été approuvé pour des aménagements sur un autre test standardisé (par exemple, SAT®, ACT®, GMAT®, LSAT®, MCAT®, etc.), la vérification de cette approbation préalable est suffisante. Une réévaluation n’est pas nécessaire si le candidat demande les mêmes aménagements qu’une autre agence d’examen a déjà approuvés.]
Si une mise à jour de la documentation est indiquée, il est souvent utile d’envoyer des documents antérieurs accompagnés d’informations mises à jour (si la documentation date de plus de 5 ans). La mise à jour doit démontrer l’impact continu du handicap sur la performance académique. Puisque le fonctionnement intellectuel est généralement stable à l’âge adulte, la réadministration d’une mesure cognitive telle que le WAIS ou un instrument similaire n’est pas nécessaire si une telle mesure a été administrée dans l’évaluation couverte par le rapport initial. Une mise à jour de la documentation doit inclure :
- une revue historique des essais antérieurs, et
- Des informations récentes démontrant l’impact continu du handicap sur la performance scolaire. Des mesures de réussite et/ou de traitement mises à jour peuvent être utiles.