Des équipes distribuées aux partenariats internationaux, les organisations européennes opèrent au-delà des frontières plus que jamais. Et à mesure que le travail devient plus mondial, une compétence devient plus essentielle : l’anglais.
Selon le TOEIC Global English Skills Report, 74 % des responsables RH en France, 82 % en Allemagne et 73 % en Espagne estiment que la collaboration mondiale augmente le besoin de maîtrise de l’anglais dans leurs organisations.
Plusieurs changements structurels dans le fonctionnement des Européens accélèrent l’importance de l’anglais :
- Le travail à distance et hybride permet aux organisations de recruter des talents au-delà des frontières nationales.
- Le recrutement transfrontalier devient essentiel pour combler les lacunes en compétences sur les marchés du travail concurrentiels.
- Les équipes multinationales nécessitent une collaboration fluide entre langues, fuseaux horaires et cultures.
Ces tendances redéfinissent les attentes en matière de communication au travail. En Allemagne, par exemple, 95 % des responsables RH estiment que la maîtrise des langues chez les employés est aujourd’hui plus importante qu’il y a cinq ans — un pourcentage supérieur à la moyenne mondiale (92 %).
À travers l’Europe, le message est clair : sans une forte communication en anglais, la productivité et la collaboration en pâtissent.
Pour les responsables RH, cela signifie considérer la maîtrise de l’anglais comme un outil stratégique, une compétence centrale liée à la performance et à la croissance organisationnelle.
Obstacles à l’amélioration des compétences en anglais à grande échelle
Bien qu’elles reconnaissent l’importance de l’anglais, de nombreuses organisations européennes peinent à mettre en œuvre des solutions efficaces pour renforcer la communication au travail.
Les responsables RH évoquent plusieurs obstacles persistants à l’amélioration des compétences en anglais à un niveau systémique :
- Les contraintes de temps restent le principal défi en France (33 %), en Allemagne (40 %) et en Espagne (41 %).
- Le manque d’intégration fluide avec les plateformes existantes est une préoccupation majeure en Allemagne (40 %).
- L’incertitude concernant les prestataires de confiance est un défi notable en Allemagne (38 %) et en Espagne (36 %).
- Les solutions de montée en difficulté sont un problème particulier en Espagne (38 %).
Pour aggraver le problème, de nombreux responsables RH rapportent que leurs outils actuels pour mesurer les compétences en anglais ne répondent pas aux besoins clés :
- En France, le plus grand écart entre l’importance et la performance réside dans la mesure précise des compétences orales.
- En Allemagne, les responsables RH affirment que les solutions sont sous-performantes en matière de sécurité des évaluations.
- En Espagne, les responsables RH affirment que leurs solutions manquent de qualité éprouvée dans des domaines tels que la validité, la fiabilité et l’équité.
Sans outils précis et fiables pour mesurer la maîtrise de l’anglais, les organisations peinent à prendre des décisions éclairées concernant le recrutement, le développement et la planification de la main-d’œuvre. En conséquence, la maîtrise de l’anglais est reconnue comme une compétence essentielle mais est abordée de manière incohérente dans les organisations européennes.
Évaluations standardisées : une voie pour prioriser l’anglais
Une voie éprouvée est une adoption accrue d’évaluations standardisées en anglais par des tiers.
À l’échelle mondiale, les organisations qui utilisent des évaluations standardisées rapportent des résultats de croissance plus solides. Ces organisations sont plus satisfaites de la capacité des employés à construire de nouveaux partenariats et à collaborer au sein et entre les équipes multinationales.
Ils rapportent également des résultats globalement plus positifs dans la main-d’œuvre, notamment une amélioration de l’efficacité des flux de travail, de la productivité, de la rétention et de l’engagement des employés.
Les responsables européens des ressources humaines reconnaissent eux-mêmes la valeur des évaluations standardisées. En France, 55 % s’accordent à dire que les évaluations standardisées sont très efficaces — le plus grand accord parmi les pays européens interrogés.
Pourtant, malgré leur efficacité perçue, les évaluations standardisées en anglais restent sous-utilisées :
- 47 % des responsables RH en France utilisent des évaluations standardisées par des tiers pour le recrutement et le contrôle
- 56 % en Allemagne
- 46 % en Espagne
Ces chiffres sont inférieurs à la moyenne mondiale de 59 %, révélant une opportunité significative. En investissant dans des évaluations standardisées et de haute qualité pour l’anglais, les organisations peuvent mieux intégrer l’anglais comme compétence centrale de l’entreprise.
L’anglais restera-t-il une compétence prioritaire ?
Au contraire, les responsables européens des ressources humaines s’attendent à ce que l’importance de l’anglais croît encore davantage.
L’intégration des outils d’IA dans les flux de travail quotidiens accélère cette tendance. Contrairement aux premières hypothèses selon lesquelles l’IA compenserait les écarts linguistiques, les responsables RH considèrent de plus en plus la maîtrise de l’anglais comme plus importante dans un environnement de travail compatible avec l’IA :
- 74 % des responsables RH en France affirment que l’intégration de l’IA augmente le besoin de maîtrise de l’anglais au travail
- 95 % en Allemagne
- 74 % en Espagne
Comme les outils d’IA reposent fortement sur l’anglais pour les interfaces, la génération de prompts et la vérification de la précision des résultats, les employés ayant de solides compétences en anglais sont mieux placés pour utiliser efficacement la technologie et s’adapter au changement.
Parallèlement, un marché du travail plus compétitif amplifie la valeur de la maîtrise de l’anglais. La majorité des responsables RH à travers l’Europe s’accordent à dire qu’une concurrence accrue renforcera le besoin d’anglais au travail : 65 % en France, 73 % en Allemagne et 77 % en Espagne.
Relier l’anglais à l’opportunité
Les organisations européennes qui privilégient désormais l’anglais comme compétence principale seront mieux placées pour concurrencer à l’échelle mondiale, collaborer plus efficacement et libérer tout le potentiel de leur main-d’œuvre.
Pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles la maîtrise de l’anglais est une compétence essentielle en affaires et comment elle se rattache à des résultats tels que la collaboration mondiale, la productivité et la croissance, téléchargez le rapport complet TOEIC Global English Skills.